Catégorie : Ateliers d’artistes

Des passionnés pour exemples

"ÈVE OU LA NAISSANCE DU MONDE......" Titre de l'églomisé signé Ferdinand Pire

Notre blog | Janv. 2017 : DES PASSIONNÉS POUR EXEMPLES

L’artiste Isabelle Regout nous présente des peintres qu’elle a appréciés lors de sa tournée européenne (2010) des ateliers consacrés à la peinture sous verre.

# Des artistes peintres passionnés

La peinture sous verre est pratiquée à travers le monde par des peintres contemporains qui expriment leur vision et leur sensibilité dans l’éclat incomparable de cet art riche et lumineux. Avec un peu de doigté, vous réussirez sur internet à découvrir les réalisations des artistes talentueux ci-après identifiés et dont le parcours est des plus intéressant :

# La Belgique, une destination pour découvrir l’églomisé

Ferdinand Pire, né à Bruxelles en 1943, a été influencé par l’œuvre du peintre belge Floris Jespers (1889-1965). Il maîtrise les secrets et l’alchimie complexe du verre églomisé. L’oeuvre placée en exergue est signée Ferdinand Pire et s’intitule «Éve ou la naissance du monde…»

Peinture sous verre signée Jean-Marie Boule.jpg# La France, un creuset d’inspiration en peinture sous verre

Yves Siffer, originaire d’Alsace en France, exploite quand à lui les possibilités infinies des lumières du verre pour peindre des scènes nocturnes et des cabinets de curiosités tout en revisitant les thèmes universels qui renvoient autant à notre propre construction du monde qu’à notre finitude existentielle. Il a découvert la peinture sous verre avec le peintre strasbourgeois Rudi Grossman (1906-1974).

Daniel Schlier, diplômé des Arts décoratifs, vit et travaille à Strasbourg (France). Enseignant, il participe aussi à de nombreuses expositions. Il a notamment œuvré à des travaux à quatre mains avec Richard Fauguet.

Il y a aussi Mathilda de Carpentry au Lavandou et Jean-Marie Boule en Bretagne (qui signe l’oeuvre ci-contre) dont la qualité du travail artistique doit être souligné.

# La Suisse, un pays où la peinture sous verre se redécouvre

Ulrich Stückelberger de Zurich en Suisse, a une profonde fascination pour l’art de la peinture sous verre et son approche singulière lui permet d’explorer l’influence de la musique dans ses créations. Certaines de ses œuvres peuvent être admirées au VitroCentre de Romont.

Ateliers d’artistes, un facteur de développement urbain

Ville de Gatineau

# Implantation des ateliers-résidences d’artistes dans la ville de Gatineau et la règlementation actuelle C-18

Tout en abordant succinctement l’état de la situation actuelle des ateliers d’artistes gatinois, ce blogue cherche à démystifier quelque peu les possibilités qu’offre l’actuelle règlementation de la Ville de Gatineau pour l’artiste professionnel.

Ville de Gatineau
À Gatineau, la classification dite C18 permet l’implantation d’un atelier-résidence (en usage additionnel).

Avec ses 270 000 habitants, Gatineau est la quatrième ville la plus populeuse du Québec et le troisième plus important pôle urbain de l’axe du Saint-Laurent après Montréal et Québec. Creuset verdoyant et apaisant, Gatineau veut se distinguer notamment par la culture qui est sans contredit un facteur reconnu de développement.

Selon l’expert Yvon Leclerc, Ph.D. Études urbaines, la grande majorité des artistes de la Ville de Gatineau vivent et travaillent dans leur atelier-résidence situé en quartier résidentiel, hors du centre-ville ou de l’île de Hull. Pour le reste, la ville ne compte que quelques ateliers d’artistes au centre-ville et aucun atelier d’artistes en zone commerciale où, faut-il le rappeler, le coût de location au mètre carré convient à un établissement industriel qui ouvre rarement ses portes au public (contrairement aux artistes).

# Les types d’ateliers prévus à la règlementation

Regardons ces différents environnements d’un peu plus près. Selon les règlements municipaux en vigueur, la ville de Gatineau prévoit trois (3) types d’atelier :

  • 1er type | Atelier d’artisan: lieu où une personne, dans le cours de ses affaires, seule, en équipe ou en société, exécute un travail pour son propre compte (R-502-133-2001, a.1, 1).
  • 2e type | Atelier d’artistes: établissement dont l’usage principal consiste à créer, exposer et vendre des œuvres originales découlant des différentes formes d’arts telles que : cinématographique, danse, dessin, multimédia, musicale, peinture, littéraire, photographique, sculpture, travail du bois, toute autre forme d’expression de même nature (R-502-112-2010, a.1, 1).
  • 3e type | Atelier-résidence: espace réservé en tant qu’usage additionnel à l’intérieur d’un logement pour la création, l’expression et la vente d’œuvres d’art qui découle des formes d’arts telles que : art textile, cinématographique, dessin, estampe, illustration, multimédia, musicale, œuvres littéraires, peinture, photographie, sculpture, toute autre forme d’expression de même nature (R-502-112-2010, a.1, 1).

Dans tous les cas, l’usage doit être indiqué à même la grille de zonage de l’adresse civique concernée et ce, pour exercer l’activité en toute légalité (favorisant ainsi l’obtention d’assurance en biens professionnels ou en responsabilité civile, en plus de régulariser le statut de travailleur autonome).

Les zones commerciales où, les ateliers d’artisans (type 1) et les ateliers d’artistes (type 2) sont autorisées, à vrai dire ils s’en trouvent très peu. Toutefois, comme indiqué ci-avant, ces types d’ateliers ne s’adaptent pas nécessairement aux besoins de l’artiste. Nous allons donc, dans les prochaines lignes, porter notre attention sur le 3e type d’atelier.

Nonobstant le fait que la définition de l’atelier-résidence énumère une liste d’une douzaine d’usages artistiques, le seul usage additionnel communément autorisé en quartier résidentiel et qui se rapproche le plus d’un «artiste», est celui de « couturière ». L’artiste professionnel n’est donc pas plus avancé…

Ville de Gatineau
Selon l’expert Yvon Leclerc, la majorité des artistes vivent et travaillent dans leur atelier-résidence.

L’exception à ce principe général, c’est la classification dite C18 qui permet dans des zones délimitées (d’habitation ou mixte), l’implantation d’un atelier-résidence (en usage additionnel). Grâce au travail de synthèse du Service d’urbanisme, ces lieux sont désormais clairement cartographiés dans un document disponible (ici) en version .pdf. Vous y trouverez une cartographie grand format des différentes zones par «Village urbain» dans lesquels l’usage C18 est permis. Les deux dernières pages du document cataloguent les zones dans lesquels l’usage C18 est permis avec une énumération des adresses civiques concernées. Pour les plus technos, il est possible de consulter l’Atlas interactif de la ville de Gatineau qui permet de visualiser l’emplacement des zones concernés ainsi que les liens avec la grille de zonage  (Recherche: zonage, inscrire le numéro de la zone, bouton d’information zonage pour visualiser la grille).

En conclusion, vous aurez compris que l’usage additionnel «atelier-résidence» n’est pas systématique sur le territoire gatinois mais il faut dire à la défense de la ville de Gatineau, que depuis plusieurs mois des réflexions sérieuses sont engagées par les autorités pour un assouplissement de ces règles. C’est à suivre…

( publié en sept. 2015 par Isabelle Regout )