Notre blog | Juillet 2015 : DU VERRE POUR DEUX MÉTIERS

 

# L’art de la peinture sous verre se distingue de l’art du vitrail

Il existe des différences fondamentales entre la peinture sous verre (PSV) et l’art du vitrail même si ces deux techniques ont en commun la matière première utilisée qui est le verre. La couleur peut également être associée à ces deux modes d’expression mais les méthodes pour peindre les surfaces n’ont rien en commun.

En PSV, on utilise en général de la peinture appliquée à froid pour réaliser un décor artistique inversé sur verre et qui est ultimement opaque. La réalité du maître-verrier, réalisant des vitraux, est tout autre. Son vitrail doit être cuit pièce par pièce au four, lesquelles pièces une fois refroidies sont assemblées à l’aide de résilles de plomb. Seul le vitrail permet à la lumière bi-directionnelle de le traverser entièrement que ce soit sous l’effet du soleil ou de la lumière artificielle.

# La peinture sur verre est associée au maître-verrier

Le maître-verrier, appelé également peintre de chevalet, a l’avantage de pouvoir peindre à l’endroit et ce, contrairement à l’artiste en PSV qui doit régulièrement effectuer un retournement de sa pièce opaque pour en admirer le devant. Plus la peinture sous verre se parachève, plus les interventions de l’artiste sont limitées car le repentir dans cet art est impossible.

# Le vitrail, une pièce d’art servant à clore une baie

Le vitrail est destinés par essence à être une œuvre monumentale intégrée à l’architecture. Celui-ci tend à résister aux intempéries et aux conditions climatiques extérieures, à l’inverse de la PSV qui sert de décoration murale d’intérieur et qui peut être déplacée facilement compte tenu de sa petite taille. Voici une construction graphique pour que le lecteur réalise pratico-pratique que la grandeur des pièces à laquelle fait appel le vitrail est incomparable à la PSV.

# Dichotomies entre ces métiers : peintre sous verre et peintre verrier

La différence entre ces deux pourrait se résumer ainsi : En peinture sous verre l’artiste travaille à l’aveugle en quelque sorte. Il n’a pas le choix s’il veut refléter la réalité, il doit peindre en inversé ce qu’il voit afin qu’une fois complétée, son œuvre réalisée en peinture opaque et contemplée à travers le support de verre éclairé en lumière incidente, soit à l’endroit. Autrement, s’il peignait une Peugeot dans une rue parisienne donc à droite, lorsqu’il retournera son travail pour le contempler, il aura la surprise de découvrir une voiture française dans une rue de Londres ! Il ne pourra plus rien y changer.